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Canicule : Marine Le Pen promet un “grand plan d’équipement de climatisation”
PARIS — Marine Le Pen ne veut pas que les Français transpirent, qu’il s’agisse de la montée de l’extrême droite ou du mercure qui grimpe. “Il est grand temps que la France déploie un grand plan d’équipement pour la climatisation”, a déclaré la patronne du Rassemblement national lundi, alors que la France et le reste de l’Europe souffrent d’une importante vague de chaleur. Les températures dangereusement élevées, qui devraient atteindre 36° à Paris et jusqu’à 40° ailleurs en France, ont incité le gouvernement à placer 84 départements en alerte canicule, un chiffre sans précédent. Dans un post publié sur X, Marine Le Pen a battu le fer pendant qu’il était aussi chaud que le reste, en politisant le retard français sur l’adoption de la climatisation. Elle a accusé le gouvernement de forcer les gens ordinaires à souffrir de la chaleur alors que les “soi-disant élites françaises” bénéficient de l’air conditionné. “Il est surréaliste de dire à des familles d’arrêter de travailler du jour au lendemain car les écoles ne peuvent plus accueillir nos bambins tout en leur conseillant d’aller au cinéma du coin qui lui, est climatisé”, a-t-elle argumenté. Frédéric Falcon, député RN, a expliqué que l’objectif du parti était d’installer des climatiseurs “le plus largement possible : administration, école, maisons de retraite, particuliers”. “Nous sommes très en retard avec le sud de l’Europe, y compris dans le sud de la France”, a-t-il ajouté. L’Europe est moins bien équipée en climatisation que des pays comme les États-Unis ou le Japon, mais le changement climatique en a fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement sur la planète. Les Français ne sont pas traditionnellement de grands adeptes de la climatisation, mais le nombre de ménages français qui installent des systèmes de refroidissement croit. En ce qui concerne la climatisation, le gouvernement a soutenu l’installation de systèmes de refroidissement dans les bâtiments stratégiques et les transports publics, mais il privilégie d’autres moyens de refroidissement plus neutres en carbone, tels que la végétalisation, la rénovation énergétique ou le développement de solutions plus innovantes, comme le réseau de froid géothermique utilisé pour le village olympique l’année dernière. Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais et a été édité en français par Alexandre Léchenet.
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“C’est donc gagné” : Emmanuel Macron se félicite pour la sauvegarde de la haute mer, mais il reste du pain sur la planche
NICE, France — Un accord international sur la protection des océans pourrait bientôt entrer en vigueur, Emmanuel Macron ayant annoncé lundi que suffisamment de pays s’étaient “formellement engagés” à ratifier le Traité sur la haute mer. “Si la Terre se réchauffe, l’océan quant à lui est en ébullition, a déclaré le président français. Nos scientifiques nous disent des faits que nous n’aurions pu imaginer : des canicules au sein même de nos océans. Et comme la mer monte, en plus du feu, c’est la submersion qui nous guette.” L’océan produit plus de la moitié de l’oxygène de la planète et absorbe 30% de l’ensemble des émissions de dioxyde de carbone. Mais tout ça pourrait changer alors que les écosystèmes marins et côtiers sont confrontés à de multiples menaces — notamment l’impact du changement climatique mais aussi l’effet de la pêche et de la pollution. Selon un rapport de l’Unesco de 2024, la teneur des océans en oxygène diminue à l’échelle planétaire et le réchauffement des océans se produit à un rythme sans précédent et de plus en plus rapide. “L’océan est notre principal allié, que l’on vive en Europe ou n’importe où dans le monde”, a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. “Toutefois, si nous négligeons l’océan, si nous le traitons de manière irrespectueuse, l’océan se retournera contre nous”, a-t-elle ajouté, évoquant les “tempêtes toujours plus violentes [qui] ravagent nos côtes”. Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen se sont exprimés lors de la troisième conférence des Nations unies sur les océans (Unoc) à Nice où des délégations de plus de 120 pays, dont plus de 50 chefs d’Etat et de gouvernement, sont réunies pour tenter de ressusciter les océans du monde entier, qui souffrent depuis longtemps. Le Traité sur la haute mer — ou l’Accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales (BBNJ), comme il est officiellement appelé — fixe des normes pour la création d’aires marines protégées dans les eaux internationales, entre autres mesures. Il ne pourra être mis en œuvre que lorsque 60 pays au moins l’auront officiellement ratifié. Les partisans de l’accord espèrent que celui-ci contribuera grandement à la protection de 30% des terres et des mers de la planète d’ici à 2030, comme le prévoit l’accord sur la biodiversité conclu en décembre lors de la COP15. Grâce aux quinze nouveaux pays qui viennent de “s’engager formellement à adhérer” — en plus de la cinquantaine de ratifications déjà déposées — le Traité sur la haute mer sera bientôt mis en œuvre, s’est félicité Emmanuel Macron lundi matin. “C’est donc gagné”, a-t-il déclaré. La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a par la suite précisé que certains pays, comme la Suède, le Royaume-Uni ou l’Allemagne, ont besoin d’un délai afin de consulter leur parlement pour pouvoir formellement ratifier le texte. NOTRE PLUS GRAND ALLIÉ Le président français était entouré d’Ursula von der Leyen, du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, du secrétaire général des Nations unies António Guterres et du président du Costa Rica Rodrigo Chaves, qui co-organise la conférence. “La mer est notre premier allié contre le réchauffement climatique”, a déclaré le président français dans son discours d’ouverture. “Aujourd’hui, nous sommes près d’atteindre les 60 signatures en vue de la ratification”, a déclaré la présidente de la Commission européenne. “Pour donner vie au Traité sur la haute mer, l’Europe contribuera à hauteur de 40 millions d’euros au programme mondial pour l’océan. C’est pourquoi je vous demande à tous aujourd’hui d’accélérer la ratification. Car notre océan a besoin que nous assumions notre rôle.” Ursula von der Leyen a également promis un investissement d’un milliard d’euros pour 50 projets à travers le monde, tant pour ceux “qui vivent de la mer” que pour “les scientifiques et les acteurs de la conservation qui œuvrent pour la protéger”. Un tiers de cette somme sera consacré à la recherche et aux projets scientifiques. L’UE a ratifié le traité le mois dernier. Lula, dans son propre discours d’ouverture lundi, a annoncé que le Brésil ratifierait également le traité prochainement. Les groupes de défense de l’environnement se félicitent de l’annonce d’Emmanuel Macron, qui fait suite à des semaines de spéculation sur la question de savoir si le seuil des 60 pays nécessaires à la ratification serait atteint pendant la conférence. “Les pays ont enfin cessé de traîner les pieds et on peut espérer maintenant aller de l’avant dans la protection de l’une des zones les plus importantes pour la biodiversité sur Terre : la haute mer”, a déclaré Catherine Weller, directrice politique mondiale de l’ONG Fauna & Flora. “Il faut maintenant que les pays qui se sont engagés à ratifier le traité parviennent à régler les derniers détails techniques et que le véritable travail commence”, a-t-elle ajouté. Catherine Weller a exhorté les dirigeants à suivre les “meilleures pratiques” en concevant des réseaux connectés de zones marines protégées “de haute qualité et bien gérées”. Ces réseaux devraient préserver les voies de migration d’espèces gravement menacées, telles que les baleines et les requins, par exemple. L’ÉLÉPHANT (PAS) DANS LA PIÈCE Les Etats-Unis brillent par leur absence à Nice. Comme l’annonçait POLITICO la semaine dernière, ils ont décidé de ne pas participer à la conférence. Un porte-parole du département d’Etat a expliqué que la conférence était “en contradiction” avec les positions de l’actuelle administration américaine. La conférence, qui s’achève vendredi, est l’occasion pour les pays de discuter et de présenter de nouveaux accords sur des sujets tels que le financement de l’environnement, l’exploitation minière en eaux profondes, la pêche illégale ou le chalutage de fond. Le sommet vise à promouvoir l’utilisation durable des ressources océaniques, l’un des 17 objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. Mais l’administration Trump a rejeté ces objectifs, les qualifiant d’“incompatibles avec la souveraineté des Etats-Unis”. Emmaunel Macron s’en est pris à cette absence, vantant un nouveau programme scientifique visant à explorer les océans de la planète — la “mission Neptune” — tandis que les Etats-Unis projettent d’envoyer des astronautes planter leur drapeau sur Mars. “Plutôt que de se précipiter sur Mars, apprenons déjà à connaître notre dernière frontière et notre meilleur ami, l’océan”, a conclut Emmanuel Macron. Cet article a été mis à jour. Il a d’abord été publié par POLITICO en anglais et a été édité en français par Alexandre Léchenet.
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Gare à un retour des Gilets jaunes, prévient l’ancien commissaire à la Gestion des crises
BRUXELLES — L’Union européenne met en péril ses propres efforts en matière de climat en donnant trop de coups de bâton et en n’offrant pas assez de carottes, a déclaré à POLITICO l’ancien chef de la gestion de crise de l’Union. Janez Lenarčič a passé une grande partie des cinq dernières années à aider les pays d’Europe et d’ailleurs à faire le ménage après diverses calamités. Son mandat à la Commission européenne, qui s’est achevé le 1er décembre, a non seulement duré pendant la pandémie et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais il a aussi vu une augmentation spectaculaire des inondations, incendies et autres catastrophes alimentées par le réchauffement climatique. Pourtant, alors que ces catastrophes se multiplient sur le sol européen, les demandes d’actions urgentes pour s’attaquer à leur cause — principalement l’utilisation continue du pétrole, du gaz et du charbon — n’ont pas augmenté. Au contraire, les appels à ralentir la transition verte dominent désormais le débat sur le climat dans l’Union européenne. L’approche de l’UE en matière de réduction des émissions responsables du réchauffement climatique est en partie à blâmer, a déclaré Janez Lenarčič, alors qu’il quitte ses fonctions. Bruxelles s’est trop appuyée sur des réglementations imposées d’en haut et sur l’augmentation du coût des combustibles fossiles, au lieu de soutenir l’industrie et de rendre abordables les alternatives respectueuses du climat, a-t-il affirmé. Le risque est de provoquer ainsi une réaction similaire aux manifestations des Gilets jaunes, déclenchées par l’augmentation des taxes sur les carburants. “Trop compter sur le bâton, ce n’est pas une bonne façon de faire de la politique”, a-t-il averti. “Je pense que les gilets jaunes ont montré qu’on ne peut pas punir les gens. Il faut rendre les alternatives attrayantes.” Le ralentissement de la transition écologique n’est pas la solution, a-t-il insisté. “Nous sommes trop lents. Pas trop rapide. Trop lents.” Janez Lenarčič n’a pas voulu s’en prendre à ses anciens collègues de la Commission, mais a explicitement critiqué le fait que l’UE s’appuie sur la tarification du carbone comme principal levier de réduction des émissions — une stratégie que l’actuel responsable du climat, Wopke Hoekstra, soutient fermement. À ce jour, la seule tentative de l’UE pour atténuer les conséquences sociales de cette tarification est un fonds de 86 milliards d’euros destiné à aider les ménages les plus pauvres à faire face à un nouveau prix du carbone sur les voitures et les combustibles de chauffage. Ses détracteurs estiment que cette somme est largement insuffisante et mettent en garde contre une réaction brutale des électeurs lorsque les règles entreront en vigueur en 2027. Janez Lenarčič est d’accord : “Rendre les alternatives attrayantes en ne faisant que rendre les anciennes méthodes plus coûteuses n’est pas la bonne solution, a-t-il déclaré. Je crains que cela ne se retourne contre nous, honnêtement.” Le manque de mesures incitant les Européens à faire des choix écologiques met en péril les efforts de l’UE en matière de climat ainsi que sa compétitivité industrielle, a-t-il averti. Les voitures électriques, par exemple, restent beaucoup plus chères que les véhicules fonctionnant aux combustibles fossiles. Leur demande a ralenti dans l’UE, et en Allemagne, qui a mis fin à son programme de subventions l’année dernière, les ventes ont même diminué. “Le fait que les voitures électriques soient beaucoup plus chères que les voitures conventionnelles montre que nous n’avons pas fait ce qu’il fallait, détaille Janez Lenarčič. Nous n’avons pas investi pour rendre les choix écologiques abordables et attrayants. Nous aurions pu le faire et nous ne l’avons pas fait. (…) Je pense que nous avons échoué sur ce point.” Cette situation a un effet en cascade. Le ralentissement des ventes a plongé les constructeurs européens, qui luttaient déjà contre la concurrence chinoise, dans une situation de crise, ce qui a incité les fédérations industrielles et les politiciens conservateurs à demander le report ou l’assouplissement des normes d’émission des voitures de l’UE pour l’année prochaine. “Les gens ne veulent pas acheter de véhicules électriques et maintenant Northvolt est en difficulté [le fabricant suédois de batteries a déposé son bilan quelques jours après l’interview]. Les constructeurs automobiles sont en difficulté. Nos objectifs de réduction des émissions sont en difficulté”, a ajouté l’ancien commissaire. “Il y a toutes ces difficultés parce que nous n’avons pas su faire les bons choix.” “CONTRE-COURANTS” La demande d’aide de l’UE en cas de catastrophe a explosé après que Janez Lenarčič, diplomate slovène de formation, a rejoint la Commission fin 2019. Jusqu’alors, il n’y avait chaque année qu’une vingtaine de demandes d’assistance auprès du mécanisme de réaction aux crises de l’UE, qui coordonne le déploiement des premiers secours et la livraison d’équipements d’urgence. Entre 2020 et 2024, il y a eu une centaine de demandes annuellement, sous l’effet de la pandémie et de la guerre en Ukraine, mais aussi de feux de forêt féroces et d’inondations dévastatrices — dont la catastrophe de 2023 en Slovénie, pays natal de Janez Lenarčič, qui a anéanti 16 % du PIB du pays — de plus en plus fréquents. “Les besoins ont énormément augmenté au cours des cinq dernières années. Et une grande partie de cette augmentation est sans aucun doute due à la dégradation du climat.” En conséquence, la prise de conscience et la demande d’une meilleure préparation aux catastrophes se sont accrues dans toute l’Europe. Le successeur de Janez Lenarčič, Hadja Lahbib, a même inscrit le mot “préparation” dans son titre officiel. La nouvelle Commission prépare une stratégie pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique, et Janez Lenarčič a lui-même jeté les bases de l’expansion de la flotte de lutte contre les incendies de l’UE. Un modèle réduit de Canadair ornait d’ailleurs son bureau au siège de la Commission au Berlaymont. Le problème, a averti Janez Lenarčič, c’est que les mesures de préparation et de réaction aux catastrophes ont leurs limites. Ce qu’il faut vraiment, c’est intensifier considérablement les efforts de prévention, a-t-il dit — ce qui signifie aussi une réduction plus rapide des émissions liées au réchauffement de la planète, car chaque degré de réchauffement entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses. “C’est là que je vois la plus grande lacune”, a-t-il déclaré. Au lieu d’une plus grande urgence, les “contre-courants” contre les efforts climatiques augmentent, ce qui “montre qu’apparemment, les leçons n’ont toujours pas été tirées”. C’est le cas en Europe mais aussi au-delà, notamment aux Etats-Unis, où Donald Trump s’apprête à rentrer à la Maison Blanche. “Il y a un ralentissement, et probablement cela sera renforcé avec le résultat des récentes élections aux Etats-Unis. Donald Trump a déjà dit qu’il se retirerait à nouveau de l’Accord de Paris. Nous sommes donc confrontés à de sérieux vents contraires”, a déclaré Janez Lenarčič. Il ne sera pas là pour aider la Commission à gérer cette situation. Après une “longue pause”, il cherchera de “nouveaux défis” en dehors de la bulle bruxelloise, a-t-il déclaré. AIDER LES AGRICULTEURS, AIDER LE CLIMAT Tout au long de l’entretien, la frustration de Janez Lenarčič quant à l’orientation du débat en Europe était palpable. “Au lieu de ralentir la transition verte, nous devrions l’accélérer, a-t-il déclaré. Mais c’est le contraire qui se produit, lorsque j’écoute les discussions au Parlement européen et ailleurs… Je constate un recul considérable de l’agenda vert, y compris au niveau national, ce qui va évidemment à l’encontre de ce qui se passe à l’extérieur.” Au Parlement, des groupes conservateurs ont cherché à diluer ou à annuler le Pacte vert, qu’il s’agisse des règles relatives à la déforestation, des réglementations sur les pesticides ou des normes d’émission pour les voitures. Plusieurs gouvernements de l’Union européenne appellent à un assouplissement de la législation sur le climat. Les principales fédérations d’entreprises et d’agriculteurs ont également fait pression contre certaines parties du Pacte vert européen, et les agriculteurs sont descendus dans la rue à travers le continent au début de l’année. La réponse de la Commission a été de réduire certaines exigences pour les exploitations agricoles — une erreur, estime Janez Lenarčič. “Il faut comprendre que le changement climatique est mauvais pour les entreprises. Le changement climatique est mauvais pour l’agriculture. La perte de biodiversité est néfaste pour les deux”, a-t-il déclaré. Selon lui, la réaction négative est due à l’absence de mesures de soutien. “Nous n’avons pas pris suffisamment de mesures concrètes pour faciliter la transition que nous devons entreprendre. Les agriculteurs sont sortis et ont pulvérisé du fumier de cheval autour du quartier européen à Bruxelles parce que nous leur avons simplement imposé certaines choses à faire.” Certains signes montrent que l’exécutif européen tient compte de ces conseils. Yvon Slingerberg, un haut fonctionnaire du département climat de la Commission, a reconnu lors d’un événement organisé par POLITICO au début du mois que Bruxelles aurait dû faire plus pour s’assurer que ses politiques vertes soient soutenues par les électeurs. Interrogé sur les leçons tirées de la dernière législature lors d’un récent entretien avec POLITICO, le responsable européen du climat, Wopje Hoekstra, a déclaré que la Commission adopterait une “approche plus large et plus holistique” des mesures climatiques, notamment en accordant une plus grande attention aux politiques sociales et à la préparation contre les incendies et les inondations. Wopke Hoekstra a également souligné qu’il était temps que l’UE se concentre davantage sur les efforts climatiques à l’étranger, étant donné que l’Union ne représente que 6 % des émissions mondiales. La Chine est responsable de plus d’un tiers des émissions et vient de dépasser l’UE en termes d’émissions historiques, ce qui a conduit certains politiciens européens à suggérer que l’Union en fait déjà plus qu’assez. Mais ce genre de diversion n’aide personne, selon Lenarčič. “Tout le monde doit le faire. Tout le monde doit faire un effort. La Chine continue de construire des centrales électriques au charbon ; elle devrait arrêter, bien sûr”, a-t-il déclaré. “Mais, a-t-il raillé, les Chinois achètent des véhicules électriques.” Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais et a été édité en français par Alexandre Léchenet.
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